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L’homme le plus riche de Babylone

L'homme le plus riche de Babylone

 

Par George S. Clason, 1926, 188 pages

Titre original : The Richest Man in Babylon

L’homme le plus riche de Babylone fut écrit par George S. Clason dans les années 1920 et parut pour la première fois en 1926. Malgré sa date de publication, la majorité idées qui y sont présentées sont toujours d’actualité.

L’auteur utilise le cadre de l’antique civilisation de Babylone pour nous présenter ses conseils. Dans le Babylone de George S. Clason, les inquiétudes concernant les finances personnelles de la population de l’époque sont les mêmes que celles que nous avons toujours de nos jours. Argent, épargne et investissement, les habitants de cette cité avaient exactement les mêmes préoccupations concernant la création et la conservation de leur richesse que nous.

De par son écriture, cet ouvrage est différent de tous les autres traitant du sujet des finances personnelles. Ainsi l’auteur apporte ses conseils sous la forme de paraboles. (Pour rappel, la parabole est une figure de rhétorique consistant en une courte histoire qui utilise les événements quotidiens pour illustrer un enseignement ou une morale.)

10 paraboles nous sont donc proposées. Chacune d’entre elles nous révèle les secrets de la réussite financière des anciens, 1000 à 2000 ans av. J.-C. Ces idées sont des conseils extrêmes simples, mais incroyablement efficaces.

Note : Cet article ne sera pas un résumé du livre en entier, car l’essentiel des informations importantes est présenté dans l’un de ses chapitres. Nous allons ici nous intéresser à la partie centrale de cet ouvrage, la troisième parabole de ce livre, « Les sept moyens de remplir un porte-monnaie vide » dont voici la présentation.

Les sept moyens pour s’enrichir

Les sept secrets de l’homme le plus riche de Babylone

À son retour à Babylone, après une longue guerre contre les Élamites, qui se conclura en une victoire, le roi Sargon fut étonné de retrouver son royaume dans un état de pauvreté avancé. Son chancelier lui avoua que la prospérité de la cité déclinée de jour en jour du fait que les travailleurs ne trouvaient plus d’emploi, que les marchants n’avaient plus assez de clients, que les fermiers n’arrivaient plus à vendre leur bétail et que la population n’avait plus assez d’argent pour acheter de la nourriture.

Étonné de cette réponse, Sargon demanda alors à son chancelier où avait bien pu passer tout l’or qu’il avait investi dans le développement et l’amélioration de Babylone. Cet or avait été distribué sous forme de salaires aux ingénieurs, architectes, maçons et autres ouvriers, il n’avait donc pas été volé, mais bien réparti au sein même de la population.

La réponse du chancelier fut simple. L’or n’avait bien évidemment pas disparu de la cité, il avait seulement été récupéré par les quelques personnes les plus riches de Babylone, tout simplement. Alors que l’or était abondant, la grande majorité de la population de la cité avait eu comme seule préoccupation de le dépenser sans penser au futur. L’argent s’était donc retrouvé attiré, comme par un aimant, par certains au détriment des autres.

Surpris de la réponse de son chancelier, mais convaincu de ses propos, Sargon demanda à ce qu’on fasse venir au palet Arkad, l’homme le plus riche de Babylone.

Face à son roi, Arkad lui expliqua qu’il était devenu riche simplement en prenant avantage d’opportunités qui s’étaient présentées à lui. Ces mêmes opportunités s’étaient présentées également à l’ensemble de la population de la cité. Cependant, très peu de personnes possédaient les connaissances nécessaires pour profiter de ces opportunités. La majorité de la population ne sachant toujours pas comment s’y prendre pour conserver ne serait-ce qu’une partie de ce qu’elle reçoit.

Le roi demanda alors à Arkad s’il accepterait d’enseigner ses connaissances à d’autres afin de permettre à un plus grand nombre d’accéder enfin à la richesse. Arkad accepta humblement et quinze jours plus tard 100 personnes se redirent au Temple des connaissances de Babylone afin de suivre les enseignements de l’homme le plus riche de Babylone.

Il commença à leur explique que tout comme eux, à ses débuts, il n’avait que de piètres résultats. Néanmoins, il était animé par un fort désir d’accéder à cette richesse tant convoitée. Il partit alors à la recherche de remèdes contre ses problèmes financiers. Sur son chemin il en trouva sept.

Remède numéro 1 : Payez-vous en premier

Le premier remède qu’Arkad présenta à ses étudiants, lors du premier jour, était également le plus simple.

Chacun d’entre eux percevait un salaire en échange d’un travail. En fonction de leur activité, leurs revenus pouvaient être différents. Certains percevaient un salaire élevé, alors que d’autres vivaient avec des revenus plus modestes. Le point commun entre eux était qu’ils avaient tous un compte en banque vide en fin de mois.

(Étant donné l’époque à laquelle est censée se dérouler la scène, Arkad utilise le mot anglais purse qui signifie bourse en français, mais aussi portefeuille. De nos jours, le mot portefeuille peut bien évidemment être remplacé par un compte en banque.)

Arkad leur suggéra alors qu’il était judicieux de commencer à bâtir leur fortune grâce au fruit de leur labeur. Ce travail étant une source de revenus déjà établie.

Pour chaque dix pièces entrant dans votre compte en banque, n’utilisez que neuf d’entre elles.

En d’autres termes, économiser au moins 10% de tous les revenus que vous percevez. Peu importe vos dépenses mensuelles, commencez toujours par vous payer en premier. Mettez de côté au minimum 10% de vos revenus, dès que vous les percevez. Faites-le de manière automatique si possible. Vous verrez que cet exercice ne sera pas compliqué pour la majorité d’entre vous.

Premier remède : Payez-vous en premier et ne dépensez que neuf-dixième (90%) de vos revenus.

Remède numéro 2 : Budgétisez vos dépenses

Certains de ses étudiants demandèrent alors à Arkad comment faire pour économiser 10% de leur revenu si même leur revenu complet ne leur permettait pas de couvrir leurs dépenses.

Arkad leur expliqua que malgré le fait que certains avaient des salaires plus élevés que d’autres ainsi que des familles plus ou moins nombreuses à nourrir, chacun d’entre eux avait des économies très faibles. Beaucoup de ses étudiants confondaient alors dépenses nécessaires et dépenses non nécessaires, qui sont pour la plupart des désirs assouvis.

Les dépenses nécessaires sont toutes les dépenses dont nous avons réellement besoin pour vivre. Les dépenses non nécessaires sont accessoires. Elles ont malheureusement toujours tendance à augmenter, jusqu’à devenir équivalentes à nos revenus, sauf si l’on s’y oppose

Certaines dépenses peuvent être fortement réduites, voire même totalement éliminées.

Pour cela, listez l’ensemble de vos dépenses. Sélectionnez les dépenses nécessaires ainsi que celles qui sont possibles de réaliser avec 9/10 de vos revenus. Éliminez les dépenses restantes et considérez-les comme faisant partie de la multitude de désirs qui devront rester insatisfaits pour le moment.

Évitez quelques dépenses non nécessaires, dont vous pouvez vous passer sans trop d’effort. Limitez l’achat de passifs qui perdent de la valeur au fil du temps.

Deuxième remède : Budgétez vos dépenses de manière à payer vos dépenses nécessaires d’abord et vos loisirs par la suite, sans dépenser plus que les neuf dixièmes de vos revenus.

Remède numéro 3 : Investissez

Le troisième jour, Arkad expliqua à ses étudiants que l’un des secrets de la richesse était de mettre ses économies au travail pour les faire augmenter. Avoir de l’argent sur un compte en banque est gratifiant. Cependant de l’argent non investi ne rapporte rien et perd même de la valeur au cours du temps.

Il ajouta que la richesse d’une personne n’est pas tant dans le montant contenu dans son compte en banque, mais bien plus dans le flot de trésoreries y entrant, que l’on travaille ou que l’on voyage.

Arkad, de par ses investissements auprès d’un fabriquant d’armures, avait utilisé ses pièces d’or comme des esclaves qui avaient travaillé pour lui. Chacun travaillant et lui rapportant encore plus d’or. Les bénéfices générés grâce à cet or allaient eux aussi travailler à leur tour, tout comme les bénéfices réalisés sur ces bénéfices, etc.

Les efforts d’épargne réalisés grâce aux deux premiers remèdes vous permettront d’investir dans des actifs qui génèreront des revenus passifs et participeront à votre création de richesse.

Troisième remède : Investissez votre épargne pour que votre argent se reproduise et fasse de vos revenus un ruisseau de richesse qui continuera d’alimenter en permanence votre compte en banque.

Remède numéro 4 : Limitez le risque

Il est préférable d’apprendre à sécuriser de petites sommes avant de commencer à gagner beaucoup d’argent. Ces mots furent les propos d’Arkad lors du quatrième jour de sa formation.

Toute personne possédant de l’épargne peut être tentée par des opportunités qui pourraient leur rapporter une large somme en peu de temps. Souvent nos amis ou nos connaissances nous incitent à les suivre lors qu’ils se lancent dans des placements promettants des retours sur investissement incroyables.

Selon Arkad, le premier principe de tout investissement est la sécurité du capital investi. Le prix à payer du risque est une perte probable de l’ensemble de votre investissement.

Quatrième remède : Protégez votre épargne contre la perte en investissant seulement là où votre capital est en sécurité, où il peut être réclamé à tout moment, et où vous toucherez des intérêts convenables. Consultez des personnes expérimentées qui vous conseilleront sur la gestion de vos investissements. Laissez leur sagesse protéger votre épargne d’investissements risqués.

Remède numéro 5 : Achetez votre résidence principale

Lors du cinquième jour, Arkad enseigna à ses étudiants que pour participer à la création de leur richesse, ils devaient devenir propriétaires de leurs résidences principales. Encore trop de personnes enrichissent leurs propriétaires, et ne se créent pas de patrimoine. Chaque personne devrait être propriétaire de sa propre maison. Et chaque maison devrait être assez spacieuse pour permettre à ses enfants de s’y épanouir.

Vous pouvez emprunter de l’argent pour faire construire votre résidence et rembourser votre créancier avec la même régularité que celle utilisée pour payer votre loyer. Après quelques années vous posséderez un patrimoine et n’aurez rien d’autre à payer que les taxes.

Cinquième remède : Devenez propriétaire de votre résidence principale.

Remède numéro 6 : Préparez votre retraite

Les hommes naissent et vieillissent, il n’y a aujourd’hui pas d’autre chemin possible. Il appartient donc à chaque homme de prévoir pour les jours ou il ne sera plus en mesure de travailler. Chacun devra s’assurer des revenus décents alors même qu’il ne pourra plus échanger son énergie comme un salaire et ne devra pas compter sur le roi (le gouvernement) pour lui assurer ce repos bien mérité.

Arkad conseilla donc à ses élèves de penser à leurs jours futurs avant qu’il ne soit trop tard. Pour ne pas se retrouver dans une situation financière délicate, il sera nécessaire d’investir son argent dans des placements qui se valoriseront avec le temps.

Pour Arkad, il faudra donc investir son épargne dans l’achat de maisons ou de terrains qui augmenteront de valeurs avec le temps ou qui généreront des revenus (loyers) sans même que l’on ait besoin de s’en occuper. Il conseilla également d’investir dans des placements qui, par l’effet des intérêts composés, multiplieront le capital initialement investi, après quelques années.

Sixième remède : Prévoyez pour vos vieux jours, préparez à l’avance votre retraite.

Remède numéro 7 : Augmentez vos revenus

Le septième et dernier jour fut le jour le plus important de l’enseignement d’Arkad à ses étudiants. Cet enseignement ne traita pas d’argent, mais de l’état d’esprit nécessaire pour acquérir cette richesse.

Un jour, alors qu’il discutait avec un jeune homme qui lui demandait un prêt pour subvenir à ses besoins courants, Arkad, lui fit entendre qu’il n’était pas un client intéressant, car il n’avait pas de surplus en fin de mois pour rembourser son préteur. Il lui conseilla donc de gagner plus. Le jeune homme avait précédé les propos d’Arkad. Il était allé voir six fois son employeur lors des deux derniers mois afin d’obtenir une augmentation, mais sans succès.

Malgré son échec lors de ses négociations, ce jeune homme avait une qualité très importante. Il avait un désir ardent en lui de gagner plus. Le désir précède toujours les actions, il est donc important de le cultiver.

Ne fixez pas de limites à vos désirs. Commencez néanmoins par vous fixer un but atteignable rapidement. Une fois cet objectif atteint, continuez à vous fixer des objectifs de plus en plus haut jusqu’à atteindre votre objectif final. Au départ les désirs doivent être petits et clairement définis, car s’ils sont trop nombreux, confus, ou au-dessus de vos forces, ce sera l’échec assuré.

Plus vous travaillerez à la réalisation de vos désirs, plus vous deviendrez compétents. Vous augmenterez votre valeur, mais également la valeur perçue par les autres. Vous n’aurez alors plus besoin de demander une augmentation, mais des propositions viendront à vous naturellement. Elles apporteront avec elles l’aide financière tant espérée. Développer vos compétences et de nouvelles compétences en permanence.

Septième remède : Cultivez vos facultés intellectuelles, étudiez en permanence, développez vos compétences et agissez en vous respectant vous-même.

La conclusion d’Arkad, l’homme le plus riche de Babylone

Voici les sept moyens de faire fortune, tirés d’une longue et prospère expérience de vie.

« Il y a plus d’or dans Babylone que dans vos rêves les plus fous. »

Allez de l’avant et mettez en pratique ces vérités, prospérez et devenez riches.

Allez de l’avant et enseignez ces vérités à vos proches pour qu’ils puissent aussi partager eux aussi les grandes richesses de Babylone.

Conclusion

L’homme le plus riche de Babylone est un livre dont les enseignements sont intemporels. Parut il y a 93 ans, les méthodes présentées pour gérer son budget, investir son argent et préparer sa retraite sont toujours d’actualité.

De plus, George S. Clason est le premier à avoir introduit le principe de se payer en premier. Ce principe a depuis était repris par tous et est aujourd’hui l’un des piliers de la liberté financière.

Cependant j’ai trouvé son contenu assez léger. L’auteur nous présente une liste de principes et ne rentre jamais dans le détail. Les enseignements présentés sont de très bonnes bases que l’on devrait enseigner à nos enfants dès leur entrée dans la vie active. Néanmoins, économiser 10% de tous ses revenus, investir sans prendre de risques et acheter votre résidence principale vous permettra de vous enrichir certes, mais très lentement. Ce type d’investissements sur le long terme est très sage pour vous préparer un supplément de retraite mais en aucun cas il vous permettra de devenir libre financièrement.

Le monde d’aujourd’hui est très différent du monde des années 20 de George S. Clason. Notre système de retraite ne supportera surement plus très longtemps la disparité croissante entre le nombre de travailleurs et le nombre de retraités. Avoir un simple supplément de retraite ne suffira peut-être plus d’ici 20 ou 30 ans…

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Domaine :Finances personnelles
Public visé : Débutants
Année de publication :1926
Nombre de pages :194
Qualité des informations :








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