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Comment améliorer sa mémoire et booster son apprentissage ?

L’idée de faire un article dédié à l’amélioration de la mémorisation et de l’apprentissage m’est venue suite à une discussion brève avec un ami sur Whatsapp.

La discussion fut la suivante:

Ludovic : “Do not work harder when the solution is working smarter.”
Clément : C’est un extrait de quel livre ?
Ludovic : La semaine de 4 heures de Tim Ferriss en anglais.
Clément : Ah oui c’est vrai, je l’ai lu mais en français.
Ludovic : Qu’est-ce que tu en as retenu ?
Clément : Ça fait 4 ans que je l’ai lu. Je ne m’en rappelle plus.

Cette situation vous est-elle familière ?

  • Vous rappelez-vous du contenu de tous les livres que vous avez lu ces 4 dernières années ?
  • Vous rappelez-vous des thèmes abordés dans ces livres et leurs enseignements ?
  • Vous rappelez-vous d’au moins un enseignement important présenté dans chacun de ces livres ?
  • Vous rappelez-vous de l’ensemble des titres des livres que vous avez lu ?

Nous pouvons très bien nous poser exactement les mêmes questions pour les cours, conférences, formations, vidéos, articles, films et séries que nous avons vu, lu, suivi ou écouté lors de ces dernières années.

Le but de tout apprentissage étant de se rappeler sur la durée de ce que nous apprenons, nous nous rendons vite compte dans la vie de tous les jours que ce n’est pas toujours le cas. Ne vous inquiétez pas, il existe heureusement des méthodes pour améliorer les choses.

Dans cet article, nous étudierons dans un premier temps les avantages et les inconvénients de différentes méthodes d’apprentissage, nous verrons ensuite les 4 étapes d’une mémoire indestructible et nous nous intéresserons enfin à des méthodes pour booster la qualité de votre apprentissage.

 

Les 7 types d’apprentissage.

Des recherches ont déterminé la quantité d’information retenue après une 24 heures en fonction du média utilisé pour transmettre ces informations. Les résultats obtenus peuvent être représentés sous la forme d’une pyramide souvent appelée la pyramide de l’apprentissage.


Je n’ai pas réussi à trouver la source exacte de cette illustration mais plusieurs sources présentent les mêmes résultats. Nous allons donc considérer ces informations comme fiables. De plus, par expérience, il est assez simple de juger de la crédibilité de ses résultats.
Cependant, comme nous le verrons par la suite, les pourcentages indiqués ne sont qu’une estimation moyenne ne prenant pas en compte le profil d’apprentissage de chacun. Les données sont donc présentées pour vous donner un ordre d’idée.

 

1. Les cours magistraux, conférences et livres audio.

Selon la pyramide de l’apprentissage ci-dessus, 95% des informations reçues lors d’un cours magistral, d’une conférence ou lors de l’écoute d’un livre audio seront oubliées après seulement 24 heures.

Incroyable mais vrai.

Bien sûr ce pourcentage pourra être augmenté par la prise de notes et par des techniques de mémorisation telles que la répétition espacée par exemple. Nous parlons ici d’une écoute simple sans prise de notes et sans travail supplémentaire.

 

2. La lecture.

90% de ce que nous lisons de manière simple disparaît de notre mémoire au bout de seulement 24 heures. Nous verrons dans la suite de l’article des méthodes pour améliorer ces résultats.

 

3 & 4. Les sources audiovisuelles, les vidéos et les démonstrations.

L’ajout d’une source d’information visuelle à une source audio permet d’augmenter la rétention d’informations.
Selon la pyramide de l’apprentissage présentée, le visionnage d’une vidéo permet aux personnes la visionnant de se souvenir de 20% des informations contenues au bout de 24 heures et d’environ 30% si cette vidéo contient une démonstration.

 

5. L’apprentissage collectif et la discussion.

Le simple fait de partager une information fraîchement apprises par la discussion, lors d’un apprentissage collectif permet de faire passer la rétention d’information à 50%. Ceci est dû au fait de pouvoir poser des questions aux intervenants possédant une maîtrise de l’information transmise. Le plus actif vous serez lors de ces échanges, le plus vous retiendrez. Ceci vaut que l’on soit sur un banc d’école, à l’université où dans le monde professionnel.

 

6. La mise en pratique.

75% des informations apprises durant des travaux pratiques seront toujours ancrées dans votre mémoire 24 heures après la réalisation de ces derniers. Cela n’a de sens que si vous avez compris à 100 % l’exercice que vous avez réalisé. Pour atteindre ce pourcentage il vous sera sûrement nécessaire de demander des clarifications à l’intervenant ou au professeur et ne le laisser en paix qu’une seule fois que vous êtes sûr de maîtriser parfaitement l’exercice réalisé.

 

7. L’application direct et l’enseignement.

“Si vous ne pouvez pas expliquer un concept à un enfant de six ans, c’est que vous ne le comprenez pas complètement.”

Albert Einstein

Si vous souhaitez retenir la grande majorité des informations que vous êtes en train d’apprendre vous avez deux possibilités : L’application directe et l’enseignement.

C’est exactement la raison qui m’a poussé à créer ce blog.

Je souhaitais transmettre à mes proches des informations complexes de manière simple mais également ancrer ces informations de manière durable dans ma mémoire. C’est dans cette optique que j’ai décidé créer un blog et commencé à écrire des articles en réalisant dans l’ordre :

  • une recherche d’informations sur le thème de la liberté financière et des thèmes qui me sont chers.
  • une sélection des informations utiles en ne gardant que les informations ayant de la valeur.
  • un regroupement des informations par sujet.
  • une synthèse de ces informations.
  • une présentation résumant la synthèse de ces informations.

La méthode d’apprentissage par l’enseignement est la méthode la plus puissante car elle nous oblige à utiliser les 4 étapes de la mémorisation.

 

Les 4 étapes de la mémorisation

Toute personne souhaitant retenir des informations sur le long terme devra passer par les quatre étapes suivantes :

  • La motivation
  • La compréhension
  • La mémorisation
  • L’ancrage

Si une seule de ces étapes n’est pas respectée il sera quasiment impossible de garder en mémoire de nouvelles informations.

 

1. La motivation.

La motivation est la première étape vers le chemin d’un apprentissage solide. Apprendre de nouvelles compétences sans réelle motivation est sans objectif défini avant même le début de la phase d’apprentissage est un très bon moyen de perdre du temps que l’on aurait pu consacrer à quelque chose de plus enrichissant.

Avant de commencer une nouvelle formation, un nouveau livre de développement personnel (ou autre) ou tout autre activité nécessitant d’acquérir des compétences nouvelles, il sera nécessaire de connaître l’objectif final que nous cherchons à atteindre.

Nous avons tous plus ou moins eu de mauvaises expériences durant notre scolarité lorsque certains professeurs cherchaient à nous faire apprendre des connaissances pour lesquelles nous n’avions aucun réel intérêt. Quel a été le résultat ? Après quelques heures, quelques jours ou quelques mois, ces informations ont complètement disparues de notre mémoire. Imaginez-vous la chance que l’on a eu de pouvoir recevoir durant les 20 premières années de notre vie une quantité impressionnante de connaissances gratuitement (ou presque). C’est une chance extraordinaire. Cependant, n’ayant pas d’appétit naturel pour toutes les matières au programme nous avons eu du mal à digérer l’ensemble de ces informations. Le goût de ces cours dépendant également du professeur les préparant.

Le problème principal durant la scolarité est le manque d’objectif, qui entraîne le manque de motivation. Ne sachant pas à quoi les matières enseignées nous serviront dans notre vie future, nous nous laissons guider par les vents et les courants sans cap dans cette mer déchaînée qu’est la vie.

Maintenant que vous êtes adultes vous avez le choix de votre menu et pouvez définir vos objectifs ainsi qu’un programme d’apprentissage correspondant à votre profil d’apprentissage respectant vos forces et vos faiblesses. La motivation viendra ensuite naturellement.

 

2. La compréhension.

La motivation seule ne fera pas tout. Si vous ne comprenez pas les informations que vous recevez, votre cerveau les éliminera automatiquement de votre mémoire durant la nuit les considérant comme incomplètes et donc inutiles.

Essayer de retenir un cours entier, tout le contenu d’un livre ou d’une formation vidéo par cœur sans sélection des informations importantes et sans méthode de mémorisation serait une perte de temps.

Développer votre esprit de synthèse se révélera être une méthode simple vous permettant d’augmenter votre compréhension quel que soit le sujet étudié.

Les informations que nous recevons tout au long de la journée ou de notre vie sont, la plupart du temps, des informations extrêmement simples. Ce qui les rend complexes, nécessitant un effort supplémentaire de notre part pour les comprendre ou les mémoriser, est le simple fait qu’il nous est souvent difficile d’en extraire les mots-clés du fait de la quantité d’autres informations moins utiles les accompagnants.

Une méthode simple et accessible à tous pour faciliter la compréhension est la synthèse des informations en mots-clés.

Pour y parvenir la méthode pourrait être la suivante : Résumez un paragraphe contenu dans un livre, dans un cours ou dans quelques minutes d’une vidéo en quelques mots-clés bien choisis et indispensables à la compréhension de votre texte, dans un carnet de notes. Au bout de quelques pages vous aurez une liste de mots-clés résumant de manière synthétique les idées principales présentées par l’auteur. Vous pourrez ensuite revenir sur ces notes et déterminer si la liste de mots-clés nécessite d’être retravaillée ou non. A la fin du livre ou d’un chapitre, revenez sur votre liste de mots-clés et supprimez ceux qui, au final, ne sont pas si importants. Développer ensuite les mots-clés restant dans votre liste en une phrase ou en quelques lignes.

A la suite de cet exercice, vous aurez un résumé complet, réalisé par vos soins, utilisant vos propres mots. Vous aurez utilisé votre mémoire kinesthésique lors de la réécriture et vous aurez fait un premier rappel de ces informations, première étape dans le processus d’ancrage que nous allons aborder ensuite.

 

3. La mémorisation.

Selon les spécialistes, il existe trois profils d’apprentissage.

  • Le profil d’apprentissage visuel.
  • Le profil d’apprentissage auditif.
  • Le profil d’apprentissage kinesthésique.

Durant l’apprentissage nous utilisons naturellement trois types de mémoire : la mémoire visuelle, la mémoire auditive et la mémoire des gestes. En fonction du développement de notre cerveau durant notre enfance et à l’âge adulte, nous aurons plus de facilités à retenir des informations en utilisant l’un de ces types de mémoire plutôt que les deux autres. Cependant le cerveau n’aime pas apprendre tout le temps de la même manière. Il est donc recommandé d’utiliser des méthodes variées d’apprentissage même si cela demandera plus d’effort de notre part au début.

Le profil d’apprentissage visuel :

Les personnes possédant un profil d’apprentissage visuel apprendront naturellement mieux lorsqu’elles seront face à des présentations contenant des images et des graphiques.
Durant leurs phases d’apprentissage, ces personnes apprécieront particulièrement l’utilisation des Mindmaps, que l’on étudiera par la suite.

Le profil d’apprentissage auditif :

Les personnes ayant un profil d’apprentissage auditif auront plus de facilités pour retenir des informations provenant de conversations, de contenus audio (vidéos par exemple) ou lors de conférences et de cours magistraux. Elles seront également plus performantes lorsqu’il s’agira de retenir des informations contenues dans des livres audio. L’arme secrète de ces types de profil sera le dictaphone. Ils pourront ainsi prendre (ou reprendre) des notes en enregistrant leur voix quand cela est possible et réécouter leurs enregistrements audio à la demande.

Le profil d’apprentissage kinesthésique :

Là je dois avouer que j’ai appris la définition du mot kinesthésique en préparant cet article.

La kinesthésie est la capacité à percevoir et mémoriser les mouvements.

Les personnes ayant un profil d’apprentissage kinesthésique auront du mal à se contenter de la théorie. Ces personnes auront besoin de mettre en pratique si cela est possible ou d’écrire les informations sur papier pour s’en souvenir. Les personnes ayant ce type de profil ainsi qu’un bon esprit de synthèse devront réaliser des fiches de synthèse contenant seulement les informations nécessaires et mémoriseront les informations lors de la création de ces fiches.

Afin de déterminer votre profil d’apprentissage je vous invite à vous rendre sur le site potiondevie.fr, le blog de Jean-Yves Ponce auteur de l’ouvrage Boostez votre mémoire: Mémorisez l’impossible en vous amusant, ouvrage que je vous recommande de lire si vous souhaitez comme le nom du livre l’indique booster votre mémoire. Nous reparlerons de ce livre en toute fin d’article. 

 

4. L’ancrage.

L’apprentissage par cœur a été la seule technique qui nous a été présentée durant toute notre scolarité. La méthode est simple, répéter encore et encore jusqu’à ce que l’information apprise soit imprimée dans notre mémoire.

Cependant, cette méthode fonctionne seulement pour des objectifs à court terme. Elle ne permet pas d’ancrer les informations dans notre mémoire à long terme mais seulement dans notre mémoire de travail, mémoire dans laquelle un nombre important d’informations peu ou pas utiles jouent des coudes avec la poésie ou la formule de mécanique quantique que vous tentez désespérément d’apprendre par cœur.

Sans l’utilisation de techniques performantes de mémorisation, certaines des informations qui nous seraient utiles dans le futur ne sont pas validées par notre cerveau durant la nuit et sont éliminées pour laisser place à des informations moins utiles mais dont la répétition dans les médias, par exemple, a été telle que vous vous souvenez de la date de mariage de Meghan et Harry mais toujours pas de la date d’anniversaire de votre nouvelle petite amie.

La raison de cette situation porte un nom, elle s’appelle la répétition espacée.

Hermann Ebbinghaus, psychologue allemand du 19eme siècle, a mis en évidence que la mémoire que l’on a d’une information diminue très rapidement au cours des minutes et heures suivant son apprentissage comme présenté dans l’illustration suivante :

Source : Potiondevie.fr

Si vous souhaitez stocker directement de nouvelles informations dans votre mémoire à long terme vous devrez réaliser des répétitions espacées.

Comment faire ?

Pour y parvenir, vous devrez :

  • Le jour même (J) : réaliser un rappel de cette information le jours même. Essayez de vous en rappeler sans revenir dans votre cours ni regarder vos notes. Essayer de la réécrire ou de l’énoncer à voix haute ou dans votre tête. Si vous y parvenez, très bien, c’est tout pour aujourd’hui, sinon relisez cette information pour la rafraîchir dans votre esprit. Ne cherchez pas à répéter encore et encore cette information. Une seule fois, si ce rappel est bien fait, suffit.
  • Le deuxième jour (J+1) : Même chose que le premier jour, tentez de vous rappeler de cette information.
  • Le troisième jours (J+2) : idem

Si vous ne parvenez pas à vous rappeler de cette information au jour 2 ou 3, repartez de zéro.

Si vous y parvenez, vous pourrez ensuite espacer un peu plus vos répétitions. Jour 5 (J+4) et jour 8 (J+7) puis attendez une semaine de plus et testez-vous de nouveau.

Après seulement six répétitions l’information apprise sera stockée de manière durable dans votre mémoire à long terme.

Faites un test simple pour commencer. Essayez par exemple d’apprendre la date d’anniversaire de belle-maman en utilisant cette méthode ou tout autre information que vous vous êtes promis d’apprendre un jour et que vous n’avez toujours pas réussi à retenir.

Si vous doutez de la puissance de cette méthode, soyez de bon septiques, essayez et déterminez par vous-même les effets des répétitions espacées.

 

5 méthodes pour booster votre apprentissage.

1. Les Mindmaps – Cartes Heuristiques ou Carte Mentales.

Les Mindmaps ou cartes mentales sont un moyen graphique et ludique de représenter des idées, des concepts, des livres ou des cours.

Elles vous permettent de regrouper et de classer toutes les idées contenues dans tout ou partie d’un cours ou d’un livre sur une seule page. Une fois vos mots-clés définis et groupés par thèmes vous pourrez commencer à réaliser votre carte mentale.

Créer une carte mentale en 5 étapes :

Étape 1 :

Créez l’idée centrale. L’idée centrale est le point de départ de votre Mindmap et représente le sujet que vous allez explorer.

Votre idée centrale doit se trouver au centre de votre page et inclure une image représentant le sujet de la carte mentale. Cela attire l’attention et déclenche des associations. Notre cerveau réagit mieux aux stimuli visuels.

Étape 2 :

Ajouter des branches à votre carte. Les branches principales qui découlent de l’image centrale sont les thèmes clés. Vous pouvez explorer plus en profondeur chaque thème ou branche principale en ajoutant des branches enfants.

Étape 3 :

Écrivez un seul mot-clé par branche de votre Mindmap. Garder un mot provoque un plus grand nombre d’associations que d’utiliser plusieurs mots ou phrases.

Étape 4 :

Coloriez vos branches. Afin d’aider votre cerveau à créer des raccourcis mentaux. Le code couleur vous permet de catégoriser et de mettre en évidence. Les couleurs rendent également les images plus attrayantes par rapport aux images simples et monochromes.

Étape 5 :

Inclure des images. Inclure des images permet de transmettre beaucoup plus d’informations qu’avec un mot ou une phrase. Les images sont traitées instantanément par le cerveau et servent de stimuli visuels pour rappeler des informations. Mieux encore, les images sont un langage universel capable de surmonter toutes les barrières linguistiques.

 

2. Les Moyens Mnémotechniques.

Casse-toi (pauv’ con) !

Encore une autre méthode d’apprentissage puissante très peu utilisée : les moyens mnémotechniques.

Qu’est-ce que la mnémotechnie ?

Un moyen mnémotechnique est une technique permettant de se rappeler de quelque chose, qui est normalement compliqué à retenir de tête en utilisant les méthodes d’apprentissage par cœur, en y associant une image mentale ou une phrase surprenante, drôle ou imprévue afin de l’inscrire durablement dans la mémoire.

Ces méthodes peuvent être utilisées dans tous les domaines, mathématiques, science, astronomie, apprentissage des langues, etc.

Quelques exemples :

Mathématiques :

Cosinus = coté Adjacent / Hypoténuse (CAH)

Sinus = coté Opposé / Hypoténuse (SOH)

Tangente = coté Oppose / coté Adjacent (TOA)

CAH SOH TOA

Casse-toi !

J’ai utilisé cette technique pour enseigner la trigonométrie à des élèves à qui je donnais des cours de maths en soutient. Ils n’ont plus jamais eu de problèmes pour retenir ces formules de trigonométrie.

Avec un peu d’imagination il serait possible de trouver des moyens mnémotechniques pour la plupart des théorèmes de mathématiques.

Apprentissage des langues :

Comment retenir le mot “leg”, qui signifie jambe en anglais ?

A quoi vous fait penser le mot leg ? A moi il me fait penser au mot Lego.

Imaginez votre jambe faite de centaines de pièces de Lego. Fermez les yeux et imaginez-la. Si si faites-le. Fermez les yeux et imaginez votre nouvelle jambe multicolore.

Voilà, vous venez d’apprendre le mot jambe en anglais. Maintenant à chaque fois que vous chercherez comment dire jambe en anglais vous penserez à votre jambe en Lego. Et si vous lisez ou entendez le mot leg quelque part, vous repenserez à Lego, puis à votre jambe en Lego. Facile n’est-ce pas ?

Vous a-t-on enseigné cette méthode en cours de langues à l’école ?

Personnellement, je ne me souviens pas qu’un de mes professeurs me l’ai enseigné.

Encore une fois, ces techniques peuvent être utilisées pour quasiment tous les mots dans toutes les langues. Il suffit juste de se lancer, vous y prendrez vite gout car en plus d’être amusantes, ces techniques sont extrêmement puissantes.

 

3. Augmenter votre concentration.

L’apprentissage et la qualité de mémorisation sont directement reliés à votre capacité de concentration. Il ne sert à rien d’avoir défini ses objectifs, d’avoir préparé un plan d’apprentissage sur mesure et d’utiliser les meilleures techniques de mémorisation si vous n’êtes pas concentré sur l’activité que vous êtes en train de réaliser.

Des études ont montré que l’homme adulte a une durée maximale de concentration d’environ 45 minutes consécutives, suite à quoi il est beaucoup plus difficile de rester concentré sur l’activité en cours, sans se distraire.

Afin optimiser votre apprentissage ou la réalisation des tâches longues sur lesquelles vous devez rester concentré, il est donc recommandé de profiter de ces pics d’attention, de 30 à 45 minutes (variable selon les personnes, l’âge, l’état de fatigue, etc.) pour vous focaliser sur la tâche en cours et de faire une pause de 5 à 10 après chaque « sprint » de productivité.

Cette technique porte un nom. Elle s’appelle la technique Pomodoro, venant de l’italien pour tomate. Cette technique a été développée par l’italien Francesco Carrillo à la fin des années 1980. Son nom est lié à un minuteur en forme de tomate qu’il utilisait pour minuter ses périodes de productivité.

Pour que cette technique soit vraiment utile, vous devrez couper toutes les sources de distraction possibles durant vos périodes productives. Sonnerie de téléphone, alertes mails et autres, demandez à vos collègues ou aux personnes vivant avec vous de ne pas vous déranger durant ces périodes, utilisez un casque avec micro au bureau pour simuler une conférence importante à laquelle vous êtes en train de participer ou tout autre moyen. Il n’y a rien de pire pour la productivité que les interruptions intempestives.

J’utilise personnellement cette méthode depuis que j’en ai pris connaissance que ce soit au travail, lors de l’écriture des articles pour ce blog ou lorsque je suis des formations longues en ligne. Je trouve qu’il est effectivement plus facile de rester concentré, pour une durée plus importante, en utilisant cette méthode. De plus, ma productivité a augmenté alors que je passe moins de temps au final sur mes activités.

 

4. Devenir plus intelligent grâce au sport.

Tout le monde sait déjà que le sport a des effets bénéfiques sur la santé et le moral. Amélioration du système cardio-vasculaire, augmentation de la densité osseuse, retardant la baisse de celle-ci avec le temps, sécrétion d’endorphines procurant une sensation de plaisir, réduisant le stress et augmentant la sensation de bien-être générale, etc.

Cependant, les bénéfices d’une activité physique régulière ne s’arrêtent pas la.

Des résultats d’études présentés dans l’article “Training your brain: Do mental and physical (MAP) training enhance cognition through the process of neurogenesis in the hippocampus? ”  montrent l’importance de la pratique combinée d’une activité sportive et d’un “entrainement mental” sur le développement de notre cerveau. Ces résultats peuvent être représentés de la manière suivante :

Lien direct vers l’article (en anglais).

Voici un extrait ce cette recherche traduit par mes soins :

Pouvons-nous vraiment former notre cerveau pour apprendre mieux ?

Tous les jours, de nouveaux neurones sont produits dans l’hippocampe au cours du processus de neurogenèse. L’entraînement mental et physique peuvent tous les deux modifier ce processus en augmentant le nombre de nouvelles cellules qui évoluent en neurones fonctionnels dans le cerveau adulte. Cependant, les mécanismes par lesquels ces augmentations se produisent ne sont pas nécessairement les mêmes. L’activité physique, notamment l’aérobic, augmente considérablement le nombre de nouveaux neurones produits dans la formation hippocampique. En revanche, l’entraînement mental via l’apprentissage de nouvelles compétences augmente le nombre de neurones qui survivent, notamment lorsque les objectifs de la formation sont ambitieux. Sur la base de ces données, nous suggérons qu’une combinaison d’entraînement mental et physique est plus bénéfique pour la capitalisation neuronale et la santé mentale globale que la pratique de l’une ou l’autre de ces activités seule.

[…] Mais nous pourrions également pousser cette idée un peu plus loin en utilisant une activité combinant entraînement physique et mental. Après tout, l’exercice et l’apprentissage de compétences coexistent et interagissent souvent. Par exemple, apprendre à exécuter une nouvelle routine de danse ou un nouveau sport engage un grand nombre de processus d’apprentissage, dont la mémoire de travail, nécessitant un effort cognitif important.

[…] Globalement, les résultats de l’étude indiquent que les efforts mentaux intrinsèques à de nombreuses activités sportives peuvent produire des effets durables sur la structure du cerveau adulte.”

Vous l’aurez compris, si vous souhaitez booster votre cerveau vous devrez ressortir vos baskets du meuble de l’entrée !

 

5. Les Palais de mémoire, les Voyages et le Dominic System.

Si l’amélioration de votre mémoire vous tiens à cœur, je vous conseille de lire cet ouvrage :

Véritable guide de la mémoire personnelle, il vous permettra d’accéder aux techniques utilisées par les plus grands champions de mémoire :

  • Les Palais de Mémoire
  • Les Voyages
  • Le Dominic System

Les techniques présentées, utilisables par tout monde, vous faciliterons l’apprentissage de tous les cours nécessitant de retenir une grande quantité d’informations avec un minimum d’effort et en un temps record. Ces techniques peuvent également être utilisées dans la vie de tous les jours. Changez l’idée que vous vous faites de votre mémoire. Vous n’avez jamais eu de problème de mémoire. Personne ne vous a appris à vous en servir correctement, c’est tout.


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